La structure du document en un coup d'œil
L'attestation Éco Énergie Tertiaire regroupe cinq blocs d'information : l'identification administrative et géographique de l'entité fonctionnelle assujettie (EFA), les consommations d'énergie de l'année de référence et des trois derniers exercices, l'évaluation des émissions de gaz à effet de serre associées, les objectifs de réduction retenus (valeur relative ou absolue), et une notation Éco Énergie Tertiaire synthétique matérialisée par un système de feuilles.
La notation Éco Énergie Tertiaire : le système de feuilles
Contrairement au DPE des logements, noté de A à G, la notation Éco Énergie Tertiaire figurant sur l'attestation OPERAT est représentée par un système de feuilles (dans une échelle allant généralement de 1 à 3), qui traduit visuellement votre progression vers l'objectif de réduction fixé. Plus le nombre de feuilles est élevé, plus la trajectoire du bâtiment est jugée conforme aux objectifs du décret tertiaire. Cette notation est propre au dispositif décret tertiaire — elle ne doit pas être confondue avec le DPE réglementaire, qui répond à une autre méthodologie et à un autre texte.
Consommations, année de référence et trois derniers exercices
L'attestation affiche systématiquement votre consommation de l'année de référence (choisie entre 2010 et 2019 lors de votre première déclaration) et celles des trois derniers exercices déclarés, corrigées des variations climatiques pour permettre une comparaison homogène d'une année sur l'autre indépendamment des hivers plus ou moins rigoureux. C'est l'écart entre l'année de référence et les exercices récents qui détermine votre progression réelle vers les paliers de −40 % (2030), −50 % (2040) et −60 % (2050).
L'évaluation des émissions de gaz à effet de serre
En complément des données de consommation en kWh, l'attestation intègre une évaluation des émissions de GES exprimée en kg de CO₂ équivalent par mètre carré. Cette donnée permet de resituer votre performance énergétique dans une perspective carbone — utile notamment pour alimenter un reporting Scope 2 ou une démarche CSRD, sans se substituer à un bilan carbone complet.
Que faire si votre notation est mauvaise ?
Une notation faible (peu de feuilles) signale un écart significatif entre votre consommation actuelle et l'objectif attendu. Ce n'est pas, en soi, un motif de sanction immédiate — la trajectoire vers 2030 reste l'échéance qui compte réellement — mais c'est un signal d'alerte à traiter avant qu'il ne devienne un point de blocage lors d'un contrôle, d'un audit ESG, ou d'une négociation immobilière (voir notre guide sur l'impact des transactions).
Comment améliorer votre note avant la prochaine échéance
Les leviers qui améliorent le plus rapidement votre trajectoire, sans attendre de gros travaux, sont d'abord contractuels et comportementaux : optimisation de la puissance souscrite, pilotage fin via une GTB, puis actions d'efficacité énergétique identifiées lors d'un audit énergétique. Chacune de ces actions améliore directement la consommation déclarée l'année suivante, et donc la notation qui figurera sur la prochaine attestation.