Prix fixe : la sécurité
Le prix du kWh est figé pour toute la durée du contrat (1 à 4 ans). Vous savez exactement ce que vous paierez, peu importe ce que fait le marché.
Pour qui : entreprises avec budget contraint, marges fines, faible appétit pour le risque, dirigeant qui ne veut pas suivre le marché.
Prix indexé : l'exposition au marché
Le prix suit un indice de marché (PEG, EPEX, TRV). Vous bénéficiez des baisses, mais vous subissez les hausses. Souvent moins cher en moyenne sur le long terme — avec des chocs à digérer.
Pour qui : entreprises avec capacité à absorber la volatilité, suivi marché professionnel, vision long terme.
Le compromis : achat par blocs
Une approche professionnelle consiste à étager les achats : on couvre 30 % du volume sur 1 an à prix fixe, 30 % à 6 mois, on garde 40 % en indexé. On lisse le risque, on capture les opportunités.
Erreurs classiques
- Signer un fixe sur le pic : sécuriser au plus haut, c'est se condamner
- Rester en indexé sans surveillance : la volatilité peut faire mal
- Choisir uniquement sur le prix kWh : structure tarifaire, dépassements et clauses comptent
Notre recommandation 2026
Le marché énergie reste sensible aux tensions géopolitiques, aux décisions ARENH/post-ARENH, à la météo. Pour la plupart des PME : fixe sur 2 ans reste la meilleure combinaison risque / lisibilité. Pour les sites énergivores : achat par blocs avec arbitrage trimestriel.
Ce qui compte le plus : une mise en concurrence rigoureuse. Le bon choix structure / fournisseur dépend toujours de votre profil de consommation, pas d'une règle générale.